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La musique booste les apprentissages !

Au-delà de son pouvoir libérateur des émotions et de ses bienfaits physiques, la musique a également des vertus cognitives et cérébrales qui peuvent être appréciées à tous les âges. Mémoire, concentration, audition plus fine, toutes ses facultés déployées lors de l’apprentissage d’un instrument peuvent servir, une fois acquises, dans bien d’autres domaines.

La discipline de l’apprentissage d’un instrument

L’apprentissage d’un instrument ne peut se faire sans une certaine implication du musicien ! En premier lieu, il doit apprendre et répéter les mêmes gestes pour qu’ils deviennent naturels ; puis, à la faveur de partitions de plus en plus ardues, il va (re)pousser ses capacités à un niveau toujours supérieur.

Par exemple, un cours de chant pour débutant s’initie par un travail sur le positionnement du corps et de l’instrument. Quotidiennement répétée et corrigée, cette posture va devenir naturelle et le musicien pourra alors uniquement se concentrer sur sa partition, la justesse de ses notes et son souffle pour s’améliorer.

L’autodiscipline nécessaire à l’apprentissage d’un instrument est une qualité cognitive que le musicien peut transposer dans d’autres univers, comme l’éducation ou le sport.

Une meilleure écoute pour les langues étrangères

Assez logiquement, l’apprentissage d’un instrument, quel qu’il soit, développe l’oreille du musicien : en travaillant ses morceaux, jour après jour, il fait progresser son jeu et s’offre une audition plus fine ! Une audition plus à même de repérer les fausses notes !

Or, cette meilleure écoute n’est pas seulement utile dans l’univers musical, elle met le musicien dans de bonnes dispositions pour l’étude des langues étrangères : il identifiera plus facilement qu’un autre les accents et les intonations et saura mieux les reproduire.

Le pouvoir (caché) du solfège et des gammes

Une formation musicale classique sous-entend un apprentissage du solfège et des gammes : des exercices traditionnellement peu appréciés par les musiciens, même s’ils demeurent incontournables pour progresser sur son instrument.

Mais une étude publiée dans « The Journal of Neuroscience » pourrait leur conférer un nouvel attrait, dont les effets pourront se mesurer sur le long terme. Avec les années, le système auditif du cerveau (identification des sons) se fragilise et complique la bonne compréhension d’un discours.

Mené sur 20 personnes de 55 à 75 ans (dont la moitié a pratiqué longtemps un instrument), le test consistait à étudier la réaction du cerveau des participants par électroencéphalographe à l’écoute de sons plus ou moins complexes. Le test révèle que « la réaction cérébrale était 2 à 3 fois plus rapide chez les anciens musiciens par rapport à leurs pairs non musiciens », précise Gavin Bidelman, directeur de l’étude[1].

La musique stimule le cerveau et contribue à son développement rien qu’en favorisant l’interaction entre ses deux hémisphères. Les sons mieux reconnus par l’oreille d’un musicien préservent des effets de l’âge et améliorent la perception des langues étrangères. Enfin, la discipline associée à l’apprentissage d’un instrument améliore la mémoire et la concentration. Et là encore, ce ne sont que les vertus cognitives et cérébrales de la musique

[1] Citation : https://www.lci.fr/sante/letude-du-jour-apprendre-a-jouer-de-la-musique-protege-votre-cerveau-1521415.html

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